| 12 mois clos le 31 décembre | 2009 | 2008 | Variation | |
|---|---|---|---|---|
| Principaux éléments du compte de résultat | ||||
| Chiffre d’affaires | M€ | 695,1 | 844,3 | - 17,7 % |
| Excédent brut d’exploitation courant (EBITDA) | M€ | 87,8 | 141,0 | - 37,8 % |
| Marge d’EBITDA | % | 12,6 | 16,7 | - 4,1 pts |
| Résultat opérationnel courant (EBIT) | M€ | 34,2 | 98,9 | - 65,4 % |
| Marge opérationnelle courante | % | 4,9 | 11,7 | - 6,8 pts |
| Résultat attribuable aux porteurs de capitaux propres de la société | M€ | 9,4 | 56,2 | - 83,2 % |
| Résultat dilué par action | € | 0,92 | 5,28 | - 82,6 % |
| Principaux éléments du tableau des flux de trésorerie | ||||
| Capacité d’autofinancement | M€ | 76,7 | 105,4 | - 27,2 % |
| Investissements industriels nets | M€ | - 49,0 | - 65,2 | - 24,8 % |
| Free cash flow d’exploitation | M€ | 51,3 | 9,7 | x 5 |
| Principaux éléments de situation financière | ||||
| Endettement financier net | M€ | 28,5 | 69,4 | - 59 % |
| Ratio d’endettement net sur capitaux propres | 6,3 % | 15,1 % | - 8,8 pts | |
Le chiffre d’affaires consolidé de l’exercice 2009 ressort à 695,1 M€ contre 844,3 M€ en 2008. A peu près constante sur l’ensemble de l’année, cette baisse de - 17,7 % résulte néanmoins d’évolutions très contrastées : alors que le premier semestre était caractérisé par la chute brutale de l’industrie automobile et la remarquable résistance du secteur aéronautique, les tendances se sont inversées dans la deuxième partie de l’année. En effet, l’aéronautique a alors subi un véritable trou d’air, tandis que l’automobile se redressait nettement en fin de période.
| LISI Consolidé | dont LISI AEROSPACE | dont LISI AUTOMOTIVE | |
|---|---|---|---|
| T1 | - 19,0 % | + 1,3 % | - 37,5 % |
| T2 | - 18,8 % | - 2,7 % | - 30,1 % |
| T3 | - 18,6 % | - 20,0 % | - 15,5 % |
| T4 | - 13,8 % | - 35,0 % | + 19,3 % |
| 2009 | - 17,7 % | - 14,5 % | - 19,5 % |
A taux de change et périmètre constants, la variation du chiffre d’affaires n’est plus que de - 16,1 % (- 8,8 % sur le quatrième trimestre, l’effet de la baisse du dollar par rapport à l’euro ayant été surtout sensible en fin d’année).
La contribution respective des divisions s’établit comme suit :
| (en M€) | LISI AEROSPACE * | LISI AUTOMOTIVE | LISI COSMETICS | LISI Consolidé | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| T4 | 71,2 | 43 % | 85,3 | 51 % | 9,5 | 6 % | 165,8 | 100 % |
| Exercice 2009 | 349,5 | 50 % | 310,4 | 45 % | 36,1 | 5 % | 695,1 | 100 % |
Au cours de l’année 2009, le Groupe a resserré ses liens avec ses grands clients qui tendent à privilégier de façon croissante ceux de leurs partenaires fournisseurs capables de s’inscrire dans une relation globale.
Les cinq premiers clients de LISI sont Airbus, PSA, Renault, TRW et Boeing. Les 13 premiers d’entre eux représentent 50 % du chiffre d’affaires consolidé ; 80 % du chiffre d’affaires est réalisé avec le 70ième client.
- Le 1er avril 2009, le Groupe a cédé la société SDU (impact sur chiffre d’affaires de 19,8 M€), filiale du groupe KNIPPING, qui était spécialisée dans la distribution de produits techniques à destination des mines et de l’industrie en Allemagne et en Pologne. Aucun autre changement significatif de périmètre n’est intervenu sur la période.
- Au cours du premier semestre, le Groupe a enregistré une provision de 12 M€ au titre de la dépréciation de la survaleur du groupe RAPID dans la division LISI AUTOMOTIVE.
- Le Groupe s’est également montré très actif sur le plan des acquisitions avec l’annonce de deux projets de croissance externe :
- La reprise de deux sites français du groupe américain Acument Global Technologies, spécialisés dans la fabrication de fixations pour l’industrie automobile.
- Le rachat d’un site de production de prothèses de hanches au groupe américain STRYKER, Stryker Corporation, l’un des fournisseurs de technologies médicales les plus importants au monde. L’accord est par ailleurs assorti d’un contrat de fournitures sur 5 ans.
Annoncée courant décembre 2009, la finalisation de ces deux projets est liée à la réalisation d’un certain nombre de conditions qui n’étaient pas encore remplies à la clôture de l’exercice.
Sous l’effet de la baisse du chiffre d’affaires, l’absorption des frais fixes a pesé sur les résultats, malgré les mesures d’ajustement que le Groupe a rapidement mises en place. Cet effet a été amplifié par la réduction de la production (- 22,9 %) plus prononcée que celle du chiffre d’affaires (- 17,7 %) afin de privilégier la génération de trésorerie.
Il convient de noter l’efficacité de l’ajustement des coûts variables à hauteur de la baisse de production, comme le démontrent les points suivants :
- La masse salariale a diminué avec un recul des effectifs inscrits à 6 596 personnes
(- 472 personnes), mais aussi par le recours à des mesures d’adaptation temporaires comme le chômage représentant plus de 600 000 heures (342 Equivalents Temps Plein). - Les autres coûts variables ont été ajustés dans des proportions qui vont au-delà de la baisse de production.
En revanche, l’inertie de certains coûts fixes et certains coûts ponctuels non récurrents tels que les coûts de licenciements (4,1 M€) pèsent sur l’EBITDA qui, après le record enregistré en 2008, recule de 37,8 % à 87,8 M€ (12,6 % du chiffre d’affaires).
L’EBIT s’établit à 34,2 M€, soit une baisse de 65,4 % par rapport à 2008. Le recul de 6,8 points de la marge opérationnelle à 4,9 % du chiffre d’affaires reflète la hausse des amortissements en valeur absolue (+ 5,6 %) après plusieurs exercices de forts investissements, ainsi que l‘accroissement des provisions d’exploitation. Ces dernières ont été majoritairement affectées aux stocks afin de couvrir le risque d’une rotation plus lente. Au total, les dotations de l’exercice pèsent pour 10 M€ soit 1,4 % du chiffre d’affaires.
A 9,4 M€, le résultat de la période est en retrait de 46,8 M€ et intègre les éléments suivants :
- - 12,0 M€ de charges non courantes enregistrées au premier semestre et liées, notamment, à la dépréciation de la survaleur de 56 M€ (avant dépréciation) affectée à l’activité de RAPID,
- - 5,3 M€ de résultat financier dont - 4,2 M€ de coût de financement contre - 9,3 M€ en 2008,
- - 7,8 M€ d’impôts : le taux d’imposition de l’exercice ressort à 27 % du résultat apparent (hors amortissement de la survaleur) à comparer à 36,1 % en 2008.
En termes de résultat de la période, la performance du deuxième semestre (+ 14,2 M€) a permis de rattraper la perte du premier semestre (- 4,8 M€) et ce, malgré la baisse significative des performances de l’aéronautique.
L’endettement financier net passe sous la barre des 30 millions d’euros à 28,5 M€ au 31 décembre 2009. Le ratio endettement financier net sur fonds propres est ramené à 6,3 % contre 15,1 % en 2008. La baisse de près de 41 M€ tient compte de la distribution de 12,3 M€ de dividendes au titre des résultats de 2008 et a bénéficié de la génération d’un Free Cash Flow de 51,3 M€. Celle-ci reflète le niveau satisfaisant de la capacité d’autofinancement (76,7 M€, 11,0 % du chiffre d’affaires) et la forte baisse du besoin en fonds de roulement à 172,5 M€ (200,7 M€ en 2008), soit 86 jours de chiffre d’affaires et ce, malgré un niveau soutenu de décaissements liés aux investissements (49,0 M€, 7,1 % du chiffre d’affaires). La baisse du BFR permet de diminuer les capitaux employés par le Groupe de 565,8 M€ en 2008 à 515,8 M€ en 2009 et ce, en dépit de la baisse des cessions de créances de 47,1 M€ à 30,7 M€.
Dans une conjoncture particulièrement difficile, le Groupe a maintenu ses investissements structurants, affirmant ainsi la confiance qu’il a dans le développement de ses différentes activités. A ce titre, les projets les plus significatifs sont les suivants : le déploiement des ERP dans la division aéronautique (1,6 M€) et automobile (1,6 M€), les actions de productivité (2,3 M€ chez LISI AEROSPACE, 4,5 M€ chez LISI AUTOMOTIVE), les mises en service des nouveaux sites comme l’extension du site de LISI AEROSPACE en Turquie, la construction de nouveaux bâtiments pour LISI AUTOMOTIVE Form AS en République Tchèque ou le nouveau hall d’injection plastique à Nogent-Le-Phaye pour LISI COSMETICS.
Par rapport à 2008, les marchés du Groupe ont connu de profonds bouleversements : l’automobile s’est redressé, mais offre toujours peu de visibilité. Si les prévisions de production des clients du Groupe pour le premier trimestre sont plutôt encourageantes, la fin programmée des primes à la casse laissent augurer d’un marché européen en recul de 7 à 10 % sur l’ensemble de l’année. La seule certitude est que les ventes de LISI AUTOMOTIVE ne seront pas affectées par le mouvement de déstockage constaté au cours du premier semestre de l’année écoulée. La division a pu redémarrer sa production dans des conditions satisfaisantes au cours de 2009 et mettra en œuvre des mesures programmées d’amélioration des flux (Kanban sur les lignes de production à fort volume) ou des méthodes de production (Lean manufacturing). Certains indicateurs avancés, comme le cours des matières premières, montrent des signes qui traduisent la hausse actuelle de la demande.
L’ajustement des cadences de fabrication des avions commerciaux qui a été fortement ressenti par LISI AEROSPACE à partir de la fin du 1er semestre 2009, va se poursuivre encore sur l’essentiel de l’exercice 2010. Cette baisse a surtout été sensible dans des segments de la chaine d’approvisionnement où il est difficile de connaître le niveau des stocks. Aux Etats-Unis principalement, les enregistrements de commandes (- 50 % en 2009) sont toujours au niveau le plus bas chez les équipementiers de l’aérostructure ou les distributeurs. En Europe, la demande (- 30 % en 2009) s’ajuste progressivement à un niveau plus résistant. Le redémarrage possible qui ne peut survenir qu’en fin d’exercice 2010 dans le meilleur des cas, dépend du redressement du trafic aérien, de la santé financière des compagnies aériennes et du degré d’avancement des nouveaux programmes (A380, B787 et A350).
LISI MEDICAL poursuit sa réorganisation commerciale et industrielle de son dispositif, tout en préparant l’intégration possible de l’acquisition en cours.
Enfin, la division LISI COSMETICS, dont l’activité a fortement baissé depuis 2008, pourrait être la première à redémarrer grâce à la fin annoncée du déstockage par ses clients et le lancement engagé de quelques beaux projets.
Dans un contexte qui restera difficile, le Groupe reconduit pour l’exercice 2010 les quatre principaux axes de son plan :
- Préserver la situation de trésorerie,
- Protéger la marge opérationnelle courante,
- Poursuivre les chantiers d’amélioration interne,
- Participer à la consolidation des marchés.
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