Les effets de la crise économique qui avait touché les principaux secteurs d’activité du groupe LISI dans les derniers mois de l’année 2008 se sont prolongés tout au long de l’exercice 2009. Leur amplitude et leur cycle ont toutefois été totalement divergents.
Le recul du trafic aérien amorcé mi-2008 s’est poursuivi jusqu’à l’automne 2009. Airbus comme Boeing, grâce à leurs carnets de commandes confortables, ont toutefois décidé de maintenir un haut niveau de livraisons durant toute l’année ; à l’inverse, l’ensemble de la supply chain aéronautique a réduit considérablement son activité afin de résorber les stocks pléthoriques qui avaient été constitués sur la base de prévisions antérieures nettement plus optimistes.
La somme de ces effets contraires s’est traduite dans notre division LISI AEROSPACE par un exercice montrant deux profils asymétriques : une activité quasiment stable au cours du premier semestre puis un recul significatif des ventes de 28 % dans la deuxième partie de l’année.
De leur côté, en raison de faibles carnets de commandes et d’une chaine logistique très courte, les entreprises du secteur automobile affectées elles aussi dès l’automne 2008 par cette crise mondiale, ont réagi immédiatement en réduisant leurs productions avec la plus grande vigueur.
LISI AUTOMOTIVE a alors vu ses ventes s’effondrer dés le début d’année avec une baisse de 38 % au 1er trimestre 2009, un phénomène jamais constaté auparavant ; puis, conséquence "des primes à la casse" instaurées progressivement par les pouvoirs publics des grands pays consommateurs, le chiffre d’affaires s’est finalement redressé pour atteindre un taux de croissance de près de 20 % au dernier trimestre.
Dans le domaine de la Parfumerie et des Cosmétiques, l’activité est restée profondément en berne tout au long de l’année sous le double effet des déstockages et des reports de lancements.
Dans ces conditions "extrêmes", nous avons appliqué à la lettre un mode de gestion entièrement tourné vers la génération de trésorerie comme le montre les décisions prises fin 2008 : coupes sombres dans les charges de toute nature, mises en place des mesures de chômage partiel et de maîtrise de la production, baisses drastiques des stocks et décalages des investissements non stratégiques ou de capacité.
Malgré ces dispositions, les résultats du groupe LISI s’avèrent profondément marqués, comme en témoignent les principales données de l’exercice :
- Un chiffre d’affaires de 695 M€ en recul de 17,7 % par rapport à 2008 avec néanmoins une diminution limitée à 13,8 % au dernier trimestre de l’exercice.
- Un EBIT consolidé de 34 M€ soit 4,9 % de marge opérationnelle pour des valeurs respectives de 99 M€ et de 11,7 % en 2008.
- Un résultat net de 9 M€ après prise en compte de 12 M€ de dépréciation des survaleurs.
Néanmoins, le groupe LISI atteint son objectif prioritaire et sort renforcé sur le plan bilanciel de l’année 2009 grâce à un Free Cash Flow positif de plus de 51 M€ qui permet de réduire significativement l’endettement financier du groupe et d’afficher un gearing inférieur à 10 %, le taux le plus bas de ces dix dernières années.
Pour les deux principaux secteurs d’activité de LISI, le profil de l’exercice 2010 s’annonce similaire à celui de l’année écoulée : ralentissement dans l’activité aéronautique et parcours plus erratique dans le secteur automobile. De ce fait, les chantiers prioritaires à court terme du groupe resteront identiques à ceux de 2009, à savoir, l’adaptation permanente aux variations d’activité – à la baisse comme à la hausse – et la prééminence de la gestion du cash.
Sur un horizon à plus long terme, le groupe conserve ses ambitions de croissance intactes : les annonces à la fin de l’année 2009 de projets d’acquisition dans les divisions automobile et médicale en témoignent comme le démarrage des prototypes de nouvelles fixations propres aux assemblages de panneaux en composite destinés à l’Airbus A350.
Bien que peu visible du grand public, le monde des fixations et composants d’assemblage reste en perpétuelle évolution : stratégique, concurrentielle, technique ou encore industrielle. Ainsi dans un marché mondial évalué à une cinquantaine de milliards d’euros, tous secteurs d’activité confondus, le groupe LISI conserve des marges de progression importantes.
Plus que jamais, les managers du groupe se savent investis d’une mission de retour à la croissance et à la profitabilité attendu par nos salariés comme par nos actionnaires.
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